FLASHINFO/30 JUILLET 2026
Après le redressement économique,
le défi devient humain
La One Team Meeting de Xavier Girre du 29 juillet a confirmé une tendance : les résultats du premier semestre 2026 du Groupe sont encourageants et traduisent le redressement engagé par SUEZ. C’est une bonne nouvelle.
Mais une question s’impose désormais : comment construire une performance durable ?
Des résultats encourageants…
mais qui ne suffiront pas à eux seuls
Les indicateurs sont positifs : chiffre d’affaires en progression, EBITDA en hausse, carnet de commandes solide et dette maîtrisée.
Ces résultats sont réels. Ils traduisent les efforts engagés par le Groupe.
Ils doivent néanmoins être replacés dans leur contexte. Depuis plusieurs mois, les salariés vivent une politique de forte maîtrise des coûts : baisse de la rémunération variable de nombreux cadres, recrutements ralentis, départs liés à la GEPP, réorganisations successives et recherche permanente de gains de productivité immédiats.
Une partie de cette amélioration repose donc aussi sur les efforts demandés aux équipes.
Cette stratégie peut produire des résultats à court terme. En revanche, elle ne peut constituer, à elle seule, un modèle de performance durable.
« Être la meilleure entreprise » :
une ambition qui reste à construire
Une phrase a particulièrement retenu notre attention :
« Notre objectif n’est pas d’être la plus grande entreprise, mais la meilleure de notre secteur. »
Le S3E partage pleinement cette ambition.
Mais une ambition ne devient mobilisatrice que lorsqu’elle est incarnée.
Être la meilleure entreprise, cela signifie quoi concrètement ? Quels objectifs permettront de mesurer cette réussite ? Quelle vision permettra aux salariés de se projeter ?
À ce stade, les réponses restent encore floues.
Être meilleur ne consiste pas uniquement à simplifier, harmoniser ou réduire les coûts. Une entreprise devient durablement performante lorsqu’elle investit autant dans ses compétences, ses équipes et son savoir-faire que dans ses outils et sa rentabilité.
La technologie est un levier.
Le capital humain reste la clé.
L’intelligence artificielle occupera une place croissante dans la transformation de SUEZ. Le S3E soutient pleinement cette évolution.
Mais aucune technologie ne remplacera l’expérience, les compétences et l’engagement des femmes et des hommes qui font vivre l’entreprise au quotidien.
L’innovation sera une partie de la réponse. Le capital humain en sera la condition de réussite.
Le véritable défi est désormais social
Le S3E salue les nominations de Marc Bonnieux chez Eau France et Laurent Carrot chez RVF, qui témoignent de la confiance accordée à des dirigeants connaissant parfaitement SUEZ et ses métiers. Au-delà de ces annonces, le prochain défi est désormais clair.
Les objectifs économiques sont aujourd’hui identifiés. Il est temps de donner à l’entreprise une ambition sociale du même niveau.
Investir dans les compétences, accompagner les transformations, recruter les talents de demain, transmettre les savoir-faire et reconnaître les efforts déjà consentis ne sont pas des sujets périphériques.
Ils conditionnent
la performance de demain.
Car une entreprise ne devient pas durablement la meilleure de son secteur uniquement grâce à ses résultats financiers.
Elle le devient parce qu’elle sait attirer, développer et fidéliser les femmes et les hommes qui feront son avenir.
Le S3E continuera à porter une conviction simple : la meilleure entreprise de notre secteur sera celle qui saura conjuguer performance économique, innovation… et confiance dans les femmes et les hommes qui la font vivre.




